Le cas du cadeau


Chaque été, ça fleurit sur les kiosques comme des marsupilamis dans une chambre d'enfants. Mais oui, vous savez bien ? Ce cadeau tout pourri offert avec votre magazine préféré! La recette existe depuis que je suis en âge de lire des féminins, c'est-à-dire 25 ans. Et les cadeaux sont toujours aussi pourris. Et on se fait prendre quand même 2 fois sur 3.

En fait, sur le papier sous le blister, ça semble génial : un top ou un accessoire d'une petite marque qui monte ou über à la mode, une marque qu'on adore, qu'on surkiffe, qui nous met en transe, mais qui facture le moindre colifichet un bras. Alors forcément, quand on voit qu'on peut s'offrir un truc, n'importe quoi, estampillé de son nom vénéré, pour 2,90 € et avec les fesses de Brad Pitt ou les confidences d'Inès de la Fressange comprises dans le package, on fonce. En tout cas, j'ai foncé. Plusieurs fois. J'ai arrêté. Depuis longtemps.

C'est le sale plan. La grosse arnaque. Et l'arnaque est dans le mot n'importe quoi, justement.  Je ne crois pas avoir jamais pu porter aucun des vêtements offerts. Sauf un foulard imprimé camouflage vert et jaune, trop, trop beau (mais dont le tissu était si rêche que je l'ai recyclé en fichu. Mais je l'ai quand même porté tous les étés pendant cinq ans).

Bref, pourquoi ce beau cadeau est toujours empoisonné ?

  1. Si c'est une fringue, elle est en taille unique (forcément!!!), taillée à la serpe (re-forcément) pour aller à toutes les lectrices. Et les lectrices, contrairement aux mannequins des ci-devant magazines, sont loin d'être toutes bâties sur le même modèle. Celui qui trouvera une pièce, qu'il s'agisse d'un top ou d'un bas, susceptible d'être portée aussi élégamment par une nana d'1 m 82 et une d'1 m 48, par une fille pesant 87 kilos et une pesant 54 kilos peut déposer son brevet d'urgence, il fera fortune. Donc le débardeur sexy pendouille dans le dos, la pseudo tunique  boudine la poitrine, le short poche aux fesses, la jupe est un espèce de sac trop court. Et vous ne passez pas la tête dans le col du tee-shirt.
  2. Si c'est un accessoire, dans 99 % des cas, la qualité des matières utilisées le rendra improbable, c'est-à-dire importable : pour 2 € 90 magazine inclus, le fabricant, propose-t-il d'ordinaire une qualité plus qu'honorable, ne pourra jamais utiliser ses fournitures habituelles. Donc les boucles d'oreilles se cassent au bout de trois jours, l'anse du sac est en simili cuir, le tissu du chèche est si rêche qu'il vous râpe la peau du cou (cf mon expérience citée ci-dessus), la ceinture n'a pas de boucle, le pendentif perd sa dorure au premier contact avec la sueur.  


C'a l'air d'être un cadeau, ça ressemble à une occasion en or... mais c'est pire que les surprises des Happy Meals. Le seul cadeau de presse qui tienne ses promesses, c'est le cosmétique. A condition qu'on vous offre le blush ou le crayon à paupière de la bonne couleur. Ou si c'est une crème pour les mains, qu'elle ne soit pas en format lilliputien.

PS : notez que les masculins prennent aussi leurs lecteurs pour des courgettes. On parie que les finitions de la ceinture sont en skaï ?




stelda

12 commentaires:

  1. ah oui je déteste je n'achète pas !!!

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  2. Entièrement d'accord, non seulement c'est souvent laid/cheap, en plus qui a envie de porter un truc eu "gratos" dans un magazine et pour finir c'est pas vraiment gratuit puisque le tarif est toujours plus élevé que le mag seul. Bref je suis pas cliente pour ce genre de truc sauf effectivement cosmétique s'il y a la couleur que je veux et si j'y pense ^^

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    1. Tu as tout résumé. Je ne sais pas pourquoi, je ne vois jamais les cadeaux cosméto :(. mais vu la quantité de mag que j'achète chaque mois, j'avoue qu'il n'y a pas besoin du "cadeau" pour me pousser à l'achat!

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  3. Je n’achète plus pas non plus. J'avoue, je me suis fait avoir dans ma jeunesse.

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    1. Ouf, je me sens moins seule! Merci Christine

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    1. Rooooh, vous êtes comme Camille. Bravo!

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  5. moi quand j'en achète je SAIS que c'est pourrave, mais en fait, ça m'incite à acheter un truc que je n'achète pas (plus): le magazine feminin

    Il y a plus malinà faire je pense: acheter pour le prix d'un seul mag, un lot de 5 ou 6 "périmés" à lire sur la plage. Comme de toute façon, ces magazines ne font que des marronniers d'une année sur l'autre, lire 4 Marie Claire d'un coup de 2015 au lieu de 2016, ça ,ne change pas gd chose :-)

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    1. Ca, c'est un truc que j'ai fait à une époque.

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  6. Je suis d'accord avec Jicky. J'ai un stock assez conséquent de magazines féminins (au grand dam de mon homme) et bizarrement, 4 ou 6 ans plus tard, il n'y a que les pub et les pages shopping qui sont périmées!

    Dans une vie antérieure, il n'y a pas si longtemps que ça, j'ai bossé pour une boite qui importait ce genre que "cadeau promotionnel", niveau budget c'était pas triste...

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    1. Je m'en doute... genre 10 ou 20 centimes le goodie, non ?

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