Ladies et Gentlemen...


Joséphine Baker (1906-1975)
A l'heure où le courant burlesque a remis le cabaret sur le devant de la scène, il est temps de rendre hommage aux reines parisiennes.
La plus célèbre reste Joséphine Baker. La première diva noire.
Mariée à 13 ans, divorcée à 14, remariée à 15, Joséphine a du caractère et croit en une vie meilleure. Persuadée qu'elle a du talent, elle quitte son 2° mari pour foncer à Broadway. Elle y sera repérée par l'épouse de Reagan, le créateur de la Revue Nègre. Qui la lancera sur la scène parisienne.
Elle est payée 250 dollars par semaine, alors qu'elle en gagnait 10 à Broadway.

Joséphine chante, danse et fait un show de tous les diables. Elle mène la revue avec un léopard, qui terrorise l'orchestre et fait frémir le public. Elle en éclipse la grande Mistinguett, reine incontestée des revues parisiennes. 
Ruinée à la fin des années 60, Grace Kelly l'héberge à Monaco. C'est là qu'elle est enterrée.



Au delà de son talent et de son physique, Joséphine est surtout une femme de tête et de coeur. Pendant la guerre, elle s'enrôle comme agent au service de la France. Elle utilise sa renommée pour s'infiltrer partout et se sert parfois de ses partitions pour passer des messages. De Gaulle lui remettra la Légion d'Honneur, la Médaille de la Résistance et la Croix de Guerre. En 1963, nouveau combat : elle rejoint Martin Luther King lors de la Marche vers Washington.
Désolée de n'avoir pu avoir d'enfants, elle en adopte 12, de 9 nationalités différentes. 

Il nous est impossible aujourd'hui d'imaginer la condescendance qu'une jeune danseuse noire a pu endurer en 1925. A quel point elle a dû se battre pour affirmer sa place de femme noire dans un monde d'hommes blancs. Pourtant, sur toutes ses photos, Joséphine a un sourire éclatant, un sourire qui transcende tout.  Une grande dame.


Elle avait le génie de l'accessoire : ses accroche-coeurs, ses tours de cou en fourrure, ses grandes boucles d'oreilles, son rouge à lèvres, ses yeux soulignés de khôl, ses sautoirs... Elle s'est approprié la mode de l'époque avec beaucoup de personnalité et un brin de folie.  

stelda

7 commentaires:

  1. Quelle classe ! Je connaissais que très peu (de nom, et notamment avec la photo avec les bananes). Elle est superbe ! :)

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  2. Je suis contente de te l'avoir fait mieux connaître. J'avoue, je l'admire énormément pour son courage, sa générosité et sa beauté. Bonne journée, Zoé ;-)

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  3. Stelda/Baker, Baker /Stelda...qui se ressemble, s'assemble !! :-)

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  4. Je suis extrêmement flattée ;-) Merci, Dadette!

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  5. Merci pour cette petite biographie !
    Je suis fascinée par ces gens dotés d'une personnalité si vraie, si forte et si originale qu'elle survit au temps et qu'on les admire encore. Joséphine Baker en fait assurément partie.

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  6. Une grande dame en effet. J'adore!!! elle avait un vrai style. L'ancien entraineur de foot de mon fils est l'un de ses enfants adoptés. Je n'ai jamais osé lui poser des questions sur sa maman.

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  7. @ UnCarnet sansPages : je crois que c'est à ça qu'on reconnaît des icônes. Un charisme tellement personnel qu'il est intemporel.

    @ Isabelle : plus je regarde son style et plus je le trouve actuel. Ta discrétion est tout à ton honneur. Ca doit être insupportable parfois d'être "fils de".

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