Défilés parisiens, #2

Pendant que je continue à éplucher les dépêches de l'AFP et à lire les bouquins de la rentrée politico-littéraires (c'est devenu un genre à part, ou je me trompe ?), le monde continue à tourner et les collections à défiler. Tant mieux, ça me change un peu les idées.

Ces trois derniers jours, j'ai retenu les silhouettes de la maison Alexander McQueen. Avec le courant victorien qui revient, elle devrait avoir un certain succès. 100 points pour le perfecto rouge sur la jupe vaporeuse.





Jolies réussites chez Maison Rabih Keyrouz : des tissus plissés très finement, des formes vaporeuses mais structurées. Un seul regret : dommage qu'il n'y ait pas plus de couleurs. Mon compte en banque était un peu plus fourni, je sauterai tout de suite sur ce combi short et sa ceinture noire. Et quand on sait à quel point je déteste les combi shorts...  





Roland Mouret, on n'en parle pas beaucoup dans les magazines. Peut-être parce que ses vêtements sont juste "portables", sans mises en scène extravagantes, sans outrances ? Mais c'est toujours impeccable. Cet été, il a la bonne idée de sortir le natté du placard et d'en faire un long manteau d'été ou encore cet ensemble blanc. Un tissu puissant que l'on voit trop rarement.

 


Après l'espèce de performance grotesque de Rick Owens, un peu de simplicité fait du bien. Pour celles qui l'auraient loupé, voici son "hommage aux femmes qui portent d'autres femmes, à l'attachement que peuvent se porter deux êtres humains". Et il ajoute avoir "voulu divertir les femmes". Je ne suis pas certaine que, suspendues la tête en bas, les mannequins se soient beaucoup diverties. Quand aux spectateurs... voir arriver ces jambes sans corps ou ces fesses en gros plan m'a plutôt inspiré la vision d'un corps démembré qu'une allégorie sur l'amour. 
Le plus triste ? Je n'avais même plus envie de regarder les vêtements, pourtant toujours magnifiques chez Rick Owens. 



stelda

4 commentaires:

  1. J'aime beaucoup le discours de Rick Owens et les voies qu'il explore. J'ai encore en mémoire les danseuses hip hop de son défilé Printemps 2014. Pour cette année, moi aussi, j'ai eu un mouvement de recul face à ce show. Mais ensuite, on peut s'interroger : pourquoi un tel recul, un tel malaise face à ces postures ? (l'impression de corps démembré me parle d'ailleurs !) Il y avait plein d'autres manières plus acrobatiques, plus gracieuses de représenter une femme en portant une autre. Mais enfin la "grâce" est tellement explorée ailleurs que ça fait du bien de la laisser de côté. Merci à Rick Owens de secouer l'univers compassé de la mode comme il le fait.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Rick Owens aura au moins fait une heureuse, alors :).

      Supprimer
  2. J'aime beaucoup les coupes de Laurent Mouret. L’été 2016 semble très blanc et noir.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, il y avait beaucoup de blanc à Paris.

      Supprimer

Des difficultés pour laisser un commentaire ? Passez sous Safari ou Firefox