Entre Viktor & Rolf et Schiaparelli

Les défilés couture de l'hiver prochain sont déjà terminés et je rattrape mon retard comme je peux. On va donc aller à l'essentiel avec une question digne du bac de philo : la mode est-elle de l'art ? Schiaperelli avait trop de bon sens pour y croire mais elle pensait que la mode pouvait véhiculer de l'art. Alors ce qui véhicule de l'art en-est-il ? Sommés de répondre à la question, ses successeurs n'ont pas la tâche facile. C'est au tour de Bertrand Guyon de faire sa disserte, après avoir repris la direction artistique de la maison en avril. Pour sa première collection, il n'a pas tenté la surenchère surréaliste et ça me semble une sage idée. 

Les robes sont belles, il y a quelques surprises. Le tout sonne assez années 50. Trop de damassé à mon goût, mais la collection me semble une belle mise en bouche, elle donne envie d'attendre la suite. Extrait :



























Mais au final, je me demande si les héritiers de Schiaparelli ne sont pas tout simplement là, depuis des années, sous nos yeux, avec Viktor & Rolf. Après la femme en tapis rouge, ils ont imaginé la femme tableau. Ou la robe tableau. Ou le tableau robe.

Leur pied de nez, sans doute, aux esprits chagrins qui affirment actuellement que la mode n'est pas un art. Ici, elle devient une performance, un spectacle, une pièce de théâtre où le vêtement est le personnage principal et le fil de l'intrigue.

Ou peut-être une façon de se moquer de l'art qui est devenu un objet de consommation, comme la mode ?

A voir ici : 





Source photo : Style.com

stelda

4 commentaires:

  1. Je suis admiratif du travail de la robe tableau.

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    1. Il est impressionnant. Il fallait avoir l'idée :).

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    1. Oui, un joli mix entre Valentino et Prada. Un grand écart réussi!

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